11 (mauvaises) habitudes à bannir en salle de sport

    11 (mauvaises) habitudes à bannir en salle de sport

    Ces habitudes en salles de sport n’ont plus le droit de cité en 2016. Elles pourraient presque toutes tenir en un mot : R-E-S-P-E-C-T ! Enfin, peut-être deux ou trois de plus : civilité, bon sens… Mais la Team MaSalledeSport, jamais avare de bons conseils, a développé ! Explications.

    474

    Ces habitudes en salles de sport n’ont plus le droit de cité en 2016. Elles pourraient presque toutes tenir en un mot : R-E-S-P-E-C-T ! Enfin, peut-être deux ou trois de plus : civilité, bon sens… Mais la Team MaSalledeSport, jamais avare de bons conseils, a développé ! Explications.

    Entre Noël et le jour de l’an, vous avez sans doute visionné cette vidéo, très drôle (non bilingues, s’abstenir), bourrée de clichés, évidemment. Poussons le bouchon plus loin et voyons quelles sont les mauvaises habitudes à éviter pour l’année 2016.

     

    1. Mâcher un chewing gum

    Don’t : une belle silhouette, un port altier, la démarche assurée... S’il vous plaît, ne gâchez pas tout... Et puis, mâchouiller son Kaugummi* pendant le cours de yoga influe sur la respiration, un des aspects fondamentaux de la pratique du yoga. Cela est même vivement déconseillé en Bikram yoga.

    Do : si c’est un problème d’haleine, prenez le temps de vous brosser les dents dans le lavabo du vestiaire ou optez pour une pastille de menthe 5 minutes avant le cours. Sinon, lancez-le direct dans la première poubelle à proximité.

    2. Faire le regard noir

    Don’t : ça fait bien 20 minutes qu’il/elle sue à grosses gouttes sur l’elliptique que vous convoitez, alors que l’usage des machines est limité à 30 minutes en cas d’affluence (le soir, entre 18 et 20H). Alors, vous sortez l’arme absolue, le regard noir : « si tu ne descends pas de là dans 1 minute, je te fais bouffer ton shorty ». Sauf qu’en fait, ça ne marche pas. Les adhérent(e)s qui dépassent la limite de temps le savent très bien. Ils évitent votre regard, en se concentrant sur le tableau chiffré ou leur MP3.

    Do : deux alternatives, prendre son courage à demain et rappeler poliment à la personne que son temps est écoulé, en s’impliquant personnellement : « je comprends que vous ayez envie de continuer, mais cela fait 15 minutes que j’attends et j’ai vraiment besoin de m’entraîner ». Sinon, faites votre cardio autrement : 8 minutes de corde à sauter en tabata (20 secondes training/10 de récup’) ou ¾ tours de 10 jumping-jacks, 10 montées de genoux, 10 squats jump.

    3. Shazamer en cours co

    Don’t : en plein Bodypump, vous quittez votre série pour vous précipiter sur votre smartphone et shazamer à tout va. Pourquoi se donner tant de mal à se motiver, se changer et venir transpirer pour trouver le titre d’une chanson ? 0 respect du coach comme de la dynamique du cours et des élèves. Vraiment, évitez !

    Do : pas les sous pour tapoter sur l’Apple Watch, plus discrète ? Attendez la fin du cours et demandez poliment au coach le nom de la chanson qui vous fait tant vibrer. Sauf s’il est pressé, il vous gratifiera souvent d’un « ouais, pas de problème, bien sûr. »

    4. Regarder l’horloge

    Don’t : Laisser le temps qui court, court…. Vous avez choisi d’être ici, alors autant y être pleinement ! Si vous checkez l’heure sans cesse, c’est que vous ne vous concentrez pas sur ce que vous faites. Inattention = risque de blessure, surtout en cas de charge additionnelle élevée !

    Do : augmenter le volume de votre powersong pour un shot de motivation supplémentaire. Sinon, retrouvez dans votre tête les raisons qui vous ont poussé à bouger (se faire du bien, perdre du poids, choper le booty de Queen B...). Soudain, vous vous dites que vous êtes formidable de tenir cet effort 3 fois par semaine, pendant que d’autres sont devant #TPMP en prenant l’apéro !

    5. Négliger son maintien

    Don’t : une poitrine, c’est beau, mais ça bouge ! Se pointer en BodyAttack avec un soutien-gorge « classique » (ou sans, mais c’est plus rare), à bannir ! Idem pour la plupart des activités sportives d’impact moyen à élevé. Cécile Bertin, runneuse devant l’éternel, me confirmait il y a peu que ce manque de précautions touchait également le running au féminin.

    Do : une brassière ou un soutien gorge sporty, ça se choisit. Plus l’activité pratiquée présente des chocs, plus celle-ci doit maintenir efficacement la poitrine. Bref, on s’adapte et on se préserve !

    6. Parler (trop)

    Don’t : au téléphone sur l’elliptique (« mais non chéri, j’ai mis les clés juste à droite sur la commode, tu ne trouves pas ? ») ou en live aux cours de C.A.F (cuisses, abdos, fessiers pour les intimes), si vous êtes capable de parler autant, c’est que vous ne « bossez » pas suffisamment.

    Do : la salle de sport n’est pas un Boot camp. D’accord, échanger, s’amuser, rire, ça fait du bien ! Mais à certains moments, se concentrer sur ses objectifs (il n’est pas forcément question de performance) pendant quelques dizaines de minutes plutôt que de faire plusieurs choses à la fois, c’est pas mal aussi non ?

    7. Nettoyer (peu)

    Don’t : c’est sans doute un des comportements les plus irrespectueux, que vous ne pourriez d’ailleurs pas supporter d’un(e) autre. Avec la transpiration, les germes qui vont avec (qui vous sont propres, sans jeu de mots), surtout si vous êtes malade (rhume, grippe etc…).

    Do : après un training intense ou pas, un petit coup de serviette prévue à cet effet, ne nuit pas. Faites-le, ne serait-ce que pour éviter le regard noir de certain(e)s, cf point n° 2.

    8. Réserver une machine

    Don’t : c’est comme les places de parking dans la rue ! Elles ne se « réservent » pas ! Donc, lorsque vous arrivez aux heures d’affluence, évitez de poser votre serviette sur le vélo ou d’établir votre campement sur le rack de squat pour vous changer ou vous hydrater et revenir 20 minutes plus tard, le pas léger, la jambe leste, débuter votre séance.

    Do : pour être sûr d’avoir une machine, venez à l’heure ! Si vous ne pouvez pas, patientez calmement qu’une machine se libère (re-point n° 2) ou faites votre cardio autrement, avec des poids libres ou au poids de corps.

    9. Se comparer

    Don’t : en cours co, évitez la compet’ en chargeant trop la barre par rapport aux « avancés », vous risqueriez de vous blesser inutilement. Dans les allées ou auprès des machines, vous rencontrerez toujours quelqu’un de plus (ou de moins) fit que vous. Toujours. Vous ne savez pas les efforts déployés par cette personne pour en arriver à ce résultat, ou au contraire si elle revient de blessure ou n’est pas dans son bon jour.

    10. Se selfiser à outrance

    Don’t : impossible d’interdire les selfies, sauf à la plage de la Garoupe à Antibes, voire Disney et le Château de Versailles qui en ont limité l’usage (fini les perches, ah mais !). Il faut savoir que les selfies ont fait plus de morts que les attaques de requins en 2015. Ne serait-il pas temps d’y songer, avant de montrer à tout le monde que vous vous entraînez souvent ?

    Do : vous n’êtes pas forcé(e) d’être en représentation permanente, sauf si vous êtes un personnage public dont le renouvellement quotidien de l’image healthy est primordial. Ensuite, si ça vous motive ou motive les autres, continuez, à condition que personne n’attende la machine sur laquelle vous êtes assis(e), d’éviter d’inclure en arrière-plan les personnes qui ne le souhaitent pas forcément (à défaut, floutez-les) et surtout, d’évitez les postures dangereuses ou qui mettent en danger les autres, comme un handstand bien raté, par exemple.

    11. Se doucher (longtemps)

    Don’t : après les efforts consentis, vous méritez bien une petite récompense, c’est ça ? Assurément. Indiscutablement. Mais, est-ce pour autant le moment de réaliser un gommage à l’abricot, un après-shampoing (temps de pose : 3 minutes) qu’il faut « rincer abondamment » voire un petit coup de rasoir ci et là ? Pas forcément aux heures d’affluence en tous cas.

    Do : d’autres attendent aussi ce moment de libération pour se délester des résidus de transpiration et repartir peau neuve. Préférez l’option douche efficace, en frottant utile. Sinon, filez à la maison chanter sous une pluie chaude et réconfortante, où vous aurez tout le temps (ou presque, cf #COP21 compatible) de vous poupouiller.  « C'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… Oh ! Dieu !… bien des choses en somme. » Pour être plus exhaustif, il y avait aussi : remettre deux fois de suite ses affaires de sport sans les laver, trop se parfumer, se la jouer coach alors que l’on sait à peine squatter correctement, lâcher la barre à sa dernière série, émettre un son légèrement primitif quand on lâche la barre à sa dernière série, mater les cuisses et l’entrejambes d’autrui en cours d’abdos-fessiers, se munir d’haltères de 4 poids différents et ne JAMAIS les remettre à leur place…

    Et vous, sans mentir, quelle est votre plus mauvaise habitude que vous perdrez en 2020 ?

    Charles Brumauld

    * chewing-gum, dans la langue de Goethe, en référence à ma prof d’allemand de 5ème, laquelle me gratifiait chaque semaine d’un « Karl, Kaugummi in den Papierkorb bitte! »

    Derniers articles

    1. Activité aquatique : pourquoi en faire et laquelle choisir ?
    2. Sport aquatique : explications et bienfaits pour la santé
    3. Interview ResoConcept - Fabien Abadie