J'ai couru la Spartan Race !

    J'ai couru la Spartan Race !

    Cette année encore, Sophie, ambassadrice MaSalledeSport, est allée se frotter à la Spartan Race de Paris, format Super, à savoir 13 km et une bonne vingtaine d’obstacles. Un parcours plus difficile mais moins pénible que l'an dernier, qu’elle a effectué sans râler. Récit !

    Cette année encore, Sophie, ambassadrice MaSalledeSport, est allée se frotter à la Spartan Race de Paris, format Super, à savoir 13 km et une bonne vingtaine d’obstacles. Un parcours plus difficile mais moins pénible que l'an dernier, qu’elle a effectué sans râler. Récit !

    spartan

    Base de loisirs de Jablines (dans le 77), aux environs de 9h15. La vague « Elite » pour la Super (format 13km) est partie il y a 15 minutes et le village spartan semble encore endormi. Les participants affluent doucement et il faut prendre le temps de récupérer son dossard, coincer sa puce dans sa basket, et déposer ses affaires à la consigne. Vers 9h30, mon dossard est épinglé, mon bandeau spartan est en place, et je commence à avoir cette petite boule au ventre, mélange d’excitation et de peur, peur de ne pas tenir sur la durée parce que pour une non coureuse comme moi, 13km c’est déjà beaucoup, et une vingtaine d’obstacles sans compter les burpees de pénalité que je risque de manger, c’est physique. Je retrouve mon confrère Charles qui est motivé à bloc et que j’essaye de calmer avec des « non mais ça sert à rien de partir comme une balle, il ne faut pas se griller » en faisant genre je suis experte parce que moi la Spartan je l’ai déjà faite l’année dernière (et en vérité j’avais surtout expérimenté les burpees). Une fois prêts, nous nous dirigeons vers la ligne de départ, je ne me sens pas très réveillée mais je garde un bon souvenir des échauffements de l’an dernier, avec les « aroo, aroo » (à prononcer ahou ahou) et l’ambiance survoltée. Sauf qu’en nous approchant, nous nous apercevons qu’une vague vient de partir et que malheur, c’est celle de 9h45, à savoir la nôtre. Du coup nous partons comme des fusées et je me jette comme une petite folle dans le premier bassin de boue.

    spartan

    S’en suivent plusieurs murs à franchir, un premier passage dans l’eau et une poutre glissante. Ouf nous rattrapons assez rapidement les autres et un panneau nous indique que nous avons parcouru… 2 km. Bon, il en reste donc encore 11… Je me sens plutôt à l’aise et me rappelle que l’an dernier, au niveau de cette indication, j’avais eu envie de me noyer parce que j’en avais déjà marre. Mais cette fois, je me sens quand même plus confiante. Nous enchaînons les obstacles, poids à porter, haies à sauter avec les pieds joints par un élastique, re-passage dans l’eau, javelot (coucou les 30 burpees de pénalité, saleté de javelot), le parcours est plus difficile que l’an dernier mais plus agréable avec moins de boucles. J’adore courir comme un lapin dans la partie un peu forestière et glisser sur les fesses en évitant de me prendre un arbre. Par contre le monter de corde me calme direct. Et pourtant je m’étais entraînée ! Mais là avec la boue je glisse lamentablement, hop direction burpees.

     

    On arrive au 6ème km et je me dis que si j’avais choisi le format Sprint j’aurais terminé ma course depuis 1 km. Mais j’ai opté pour la Super, à défaut de suivre Charles ce fou-fou qui m’avait proposé la Beast (21km) au Castellet. J’évite de me dire qu’on a fait « que » la moitié du parcours, parce qu’en fait je crois bien que je m’amuse. Il fait beau, je trottine à mon rythme et surtout je passe les obstacles sans trop de difficulté. Enfin je dis ça, mais arrivée au monkey bar, je glisse et pars illico faire des burpees. Les murs à franchir me semblent bien plus hauts cette année, et heureusement que les spartiates qui m‘entourent (dont Charles) sont galants et n’hésitent pas à me faire la courte-échelle.

    spartan

    Au 10ème km je commence à fatiguer et sens que je ralentis la cadence. Escalader des montagnes de boue est rigolo et passer une énième fois dans l’eau me rebooste un peu : « allez c’est presque fini » m’encourage un volontaire qui fait un peu aussi office de maître nageur. Sur les derniers kilomètres, 200 mètres de barbelés nous attendent et il faut ramper sur toute la longueur. C’est long et douloureux, parce que sous la boue il y a des cailloux, cailloux qui me rentrent dans les bras, les jambes et le dos. Je repense à un conseil que m’avait donné un des athlètes spartan (qui avait laissé un morceau de son short sur les barbelés) : rouler. Et je m’exécute, je roule en serrant mes bras sur ma poitrine avec la grâce d’un éléphant de mer. Arrivée à la moitié j’ai la tête qui tourne et mal partout. Je change de tactique et me traîne comme un animal blessé, une otarie cette fois. Autour de moi les spartiates commencent à craquer : « quand je pense que j’ai payé pour ça, mais je suis maso ou quoi ? » « C’est la première et la dernière fois que je fais cette course ! ». Cet obstacle me semble interminable et j’alterne entre la technique éléphant de mer et celle de l’otarie blessée.

    spartan

    Une fois sortie de ces foutus barbelés, il faut passer un mur incliné à l’aide d’une corde, et avec la boue qu’on a amassée ça glisse ! Mais je le franchis avec fierté car l’an dernier je m’étais pris des burpees. Fatiguée, je me hisse enfin sur le dernier mur et d’en haut j’aperçois les athlètes qui ont terminé sur le podium de la vague élite. J’ai quasiment mis le double de temps qu’eux, soit 2h30 pour 13km et une bonne vingtaine d’obstacles. On ne peut pas dire que je sois une flèche, mais c’est fière de moi d’avoir couru cette course sans râler et sans chouiner que je saute par-dessus le dernier obstacle, le fameux « fire jump ».  Je suis peut-être une spartiate du dimanche, mais je repars avec ma médaille et mon t-shirt et la grande satisfaction d’avoir à nouveau relevé ce challenge et en plus d’avoir pris plaisir à le faire. Aroo !

     

    Sophie V

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