Futurs végétariens : 10 conseils pour réussir votre transition

    Futurs végétariens : 10 conseils pour réussir votre transition

    Virer veggie, pourquoi pas, mais comment faire ? Entre 1 et 2 millions de français se seraient déjà laissés tentés. Mais manger végétarien ne s’improvise pas. Enfin, pas complètement. Même si le regard de la société change d’année en année, les futurs végétariens sont souvent confrontés à une incompréhension des proches ou à un manque de pratique culinaire et d’organisation (au boulot, au resto…). Pour trouver la parade, Ôna Maiocco, auteure de « Je mange veggie* » et fondatrice de l'atelier Super Naturelle nous donne 10 conseils pour réussir sa transition vers la vie veggie.

    Propos recueillis par Charles Brumauld, journaliste chez MaSalledeSport.

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    1- Le dire simplement 

    En dehors de l’entourage proche, identifiez les personnes à qui vous avez envie d’expliquer votre choix. Est-ce que votre interlocuteur vous donne envie d’aller plus loin ? Si ce n’est pas le cas, vous n’êtes pas obligé(e) de vous livrer. La végéphobie existe ! Ensuite, faites-le quand et si vous en avez envie, pas uniquement parce qu’il « le faut ».  Une idée pour se lancer ? « Je suis végétarien(ne) par choix : pour les animaux/ma santé/la planète (choisissez). A vous de développer un peu vos idées, ou pas. Sachez clore le débat si les personnes sont trop obtuses, en précisant que vous n’imposez rien à personne, mais qu’il serait peut-être utile de se renseigner sur les multiples bienfaits du végétarisme.

    2- Etre curieux

    Il est important de nourrir sa curiosité pour cette nouvelle cuisine. Vous n’êtes pas un fin cordon bleu ? Pas grave, il existe de nombreuses parades pour choper l’inspiration à gauche à droite : sortir dans des restaurants « veggie-friendly », lesquels utilisent beaucoup de légumes, comme les restos indiens ou les libanais, se faire offrir un livre de recettes veggies ou vegan, surfer sur des dizaines de blogs qui expérimentent et livrent leurs témoignages ou vous imprégner des couleurs, saveurs et herbes sur les comptes Instagram & Pinterest…L’idée, c’est de désamorcer cette fausse croyance et d’appréhender la diversité de cette cuisine. Personnellement, j’apprécie Au vert avec lili, le restaurant 42°, 100% végétal, de Marie Laforêt, auteur du livre « Vegan ».

    3- Faire l’inventaire

    Vous ne vous en rendez pas forcément compte, mais vous êtes déjà veggie compatible, au moins pour quelques plats : lasagnes aux légumes variés, tarte chèvre /épinards. Il suffit d’évaluer le potentiel végétarien ou facilement transformable de ce que l’on sait déjà faire. Par exemple, des nems sans poulet, ça reste des nems. Idem pour des rouleaux de printemps sans crevette. La viande n’est là que pour donner un peu plus de texture.

    4- Tester, tester, tester...

    Faites-vous une journée sans viande, pour « voir ce qui se passe » : un plat de penne à la norma (avec des aubergines revenues), une pizza Margherita... Jetez-vous à l’eau sans trop y réfléchir et faites le bilan le soir : est-ce que j’ai pris du plaisir à manger, est-ce que j’ai été rassasié(e), est-ce que je me sens frustré(e) ? Si tout roule, continuez avec 2 ou 3 journées par semaine.

    5- Construire son assiette

    Consommer végétarien ne signifie pas seulement « ajouter plus de légumes dans son assiette ». Il va falloir apprendre à composer son assiette autrement afin de profiter au mieux de tous les nutriments des végétaux. Protéines notamment, mais pas seulement, qui, contrairement à ce que l'on entend fréquemment, sont de très bonne qualité dans les ingrédients veggies. Il faut donc réapprendre à construire des repas équilibrés et rassasiants, en travaillant sur les céréales et légumineuses, deux familles riches et importantes pour les apprentis veggies. Mais ce n’est pas tout, il faudra les goûter, les cuisiner et apprendre à réaliser 2/3 plats avec. Par exemple, des lentilles corail : soupe de lentilles au lait de coco,  galettes, dhal indien ou à l’orientale avec des oignons et des épices. Les possibilités sont légions dans ces deux familles (pois chiches, lentilles, haricots, fèves... / quinoa, orge, millet, riz, épeautre...) !

     

    6- Se détendre

    Oui, on se détend ! Dédramatisez, souriez et sachez prendre les choses avec philosophie ou humour. Devenir végétarien va susciter de l’incompréhension, des doutes et/ou des remarques pas très agréables. Or, personne n’est sommé de s’expliquer sur tout, tout le temps. Il faut parfois botter en touche ! Chacun sa personnalité, son contexte, ses amis, ses amours, ses emm.... La conversation ne s’engage pas pareil si l’on dit « moi, je ne mange pas de viande » plutôt que « moi, je ne mange pas de cadavres ».  Il n’y a pas de règles ! Moi, j’aime l’humour et la pédagogie, tout en restant ferme sur le fond. L’important est d’être à l’écoute de soi et de ses besoins.

    6. Donner

    Vous êtes veggie, good for you ! Mais pour le partager, la séduction des papilles est infaillible. Pour tordre le cou aux fausses croyances de votre entourage, rien ne vaut la pratique. Invitez-les chez vous ! Par exemple, une recette de pâtes bolognaise. Remplacez la viande par un filet de tofu fumé, cuit, écrasé à la fourchette, et le tour est joué, ou presque (car il faut mettre le paquet sur les herbes : thym, laurier etc.). Encore une fois, il n’y a pas de règles, mais pour convaincre, n’oubliez pas d’être au taquet sur votre recette ! Pas d’essai le jour J !

    7. Cuisiner

    Mais avec un cours ! C’est le petit truc en plus qui permet de prendre de l’inspiration, dépasser certains blocages. Par exemple, on apprend à se servir d’un gros couteau, à manier les épices, à faire les bonnes associations (que mettre dans mon porridge ?), mais également à se réconcilier avec un légume dont on était pas « fan », en le cuisinant autrement. Comptez environ 30 € selon leurs formules.

     

    8. Ruser

    Vous êtes invité(e) à l’extérieur ? Alerte ! Relire point n°6. Se détendre ! Si vous ne connaissez pas bien les personnes et qu’il vous semble déplacé de vous renseigner sur le menu, la seule option consiste à manger un peu avant le dîner, si vous craignez qu’aucun plat ne vous convienne. Sinon, refusez poliment un plat carné, sans être gêné, en disant que vous êtes végétarien.... mais également en rassurant vos hôtes : « cela ne m’empêche pas de passer une excellente soirée... ». Le tout est de prendre un ton dédramatisant ! Après tout, il n’y a rien de grave, non ? Développez si nécessaire, mais sachez toutefois que l’ « effet groupe » peut être difficile à gérer.

    10. Prendre son temps

    Ceux qui ont déjà une orientation végétarienne, mais qui n’ont pas tous les outils pour passer au plein végétarisme ont souvent peur de « manquer les bonnes choses ». Ce fantasme de l’entrecôte/frites entres potes ou de l’odeur du bon poulet rôti en famille reste vivace. Cela peut se comprendre : les goûts et les odeurs sont profondément ancrés en nous.  Il faut dire dans la plupart des repas omnivores, on prend une viande ou un poisson, et l’on choisit avec quoi l’accompagner. Retirez le produit carné, et là, gros blocage. Pour le dépasser, il faut s’y mettre. Apprendre, tester (point n°2 et 4), se planter, s’aguerrir… Bref, prendre son temps ! 

     

    * éditions Eyrolles

    Charles B.

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