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En dépit des apparences, toutes ces boissons énergétiques - à ne pas confondre avec les sodas énergisants - sont constituées de composants relativement semblables. L'objectif est de réhydrater l'organisme, de lui apporter de l'énergie et de le réapprovisionner en minéraux.
Globalement, les produits contiennent de l'eau, des vitamines (B et C, principalement), des sels minéraux (calcium, sodium, magnésium, etc.), des oligoéléments (fer et zinc, en particulier), des acides aminés (les premières substances des protéines), des glucides servant à donner de l'énergie et des protéines en vue de reconstituer le muscle.
Comme l'explique le médecin et diététicien du sport Pierre Lebrun, les marques n'ont fait que reprendre une vieille recette : « Chacun peut fabriquer lui-même sa boisson énergétique à base d'eau, de jus de citron, de miel, de sel, de sucre et d'une pastille de vitamine C .»
« Maltotraining mûre-framboise », de Punch Power, « Poudre hydrate et perform », d'Isostar, « Energy drink electrolyte », de Maxim... Derrière ces anglicismes barbares se cachent toutes sortes de poudres à diluer et de boissons en bouteille à consommer pour « être au top » en toutes circonstances.
Apparues dans les années 1960-1970, ces boissons destinées aux sportifs ont connu un boom commercial dès les années 1980. Depuis, elles continuent à conquérir le marché en multipliant leur offensive marketing avec de nouvelles saveurs allant du goût de fraise à celui du potage velouté en passant par le chocolat.
Et, pour marquer les esprits autant que les palais, les fabricants ont recours à tout un arsenal de formules chocs : réhydratation accélérée, tonus redoublé, récupération facilitée, etc. Il suffit de se rendre au rayon alimentation d'un magasin de sport pour entrevoir l'ampleur de l'offre. Un choix très large qui ne facilite pas la tâche du consommateur soucieux de choisir un breuvage adapté à ses besoins.
Une recette unique
En dépit des apparences, toutes ces boissons énergétiques - à ne pas confondre avec les sodas énergisants - sont constituées de composants relativement semblables. L'objectif est de réhydrater l'organisme, de lui apporter de l'énergie et de le réapprovisionner en minéraux.
Globalement, les produits contiennent de l'eau, des vitamines (B et C, principalement), des sels minéraux (calcium, sodium, magnésium, etc.), des oligoéléments (fer et zinc, en particulier), des acides aminés (les premières substances des protéines), des glucides servant à donner de l'énergie et des protéines en vue de reconstituer le muscle.
Comme l'explique le médecin et diététicien du sport Pierre Lebrun, les marques n'ont fait que reprendre une vieille recette : « Chacun peut fabriquer lui-même sa boisson énergétique à base d'eau, de jus de citron, de miel, de sel, de sucre et d'une pastille de vitamine C .» Produits dopants ? « En France, la composition des boissons commercialisées est très réglementée. Mais il existe des produits contrefaits, fabriqués principalement en Chine et en Asie du Sud-Est, qui peuvent incorporer des substances illicites ne figurant pas sur l'étiquette. Ces boissons circulent librement sur Internet », met en garde Pierre Lebrun, médecin et diététicien du sport. Certaines contiennent notamment de la nandrolone - un anabolisant dérivé de la testostérone - dont la consommation peut avoir de graves conséquences sur la santé (cancers, dérèglements hormonaux, etc). C'est ainsi que plusieurs sportifs se sont retrouvés positifs lors de contrôles antidopage après avoir consommé à leur insu des substances interdites. « Il faut être particulièrement vigilant à l'égard des produits vendus exclusivement sur Internet ou proposés dans les salles de sport. Il faut se méfier des annonces mirobolantes du type : "maxibooster", "fonte des graisses", "augmentation de la masse musculaire". La créatine par exemple ne fait pas augmenter la masse musculaire », tient aussi à souligner Eric Jousselin, chef du département médical de l'Insep, Institut national du sport et de l'éducation physique. Les boissons commercialisées en France ne présenteraient en revanche aucun risque pour la santé. « La consommation peut être quotidienne, notamment chez les sportifs de haut niveau. Cependant au-delà d'un litre et demi par jour, une consommation excessive pourrait se révéler toxique », précise Pierre Lebrun. « Un risque à signaler serait celui lié au dépassement des seuils de sécurité en matière de vitamines et de minéraux. Il est donc capital de respecter les dosages indiqués », précise Irène Margaritis, chef de l'unité d'évaluation sur la nutrition et les risques nutritionnels au sein de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
Plusieurs fonctions :
« Normalement, une alimentation équilibrée répartie sur trois repas doit suffire à apporter les 2 000 à 2 200 calories nécessaires chaque jour », selon Eric Jousselin. Pour une pratique sportive inférieure à une heure par jour, il est inutile de recourir à ce type de boisson. Dans le cadre d'une activité plus longue, les mixtures permettent de maintenir un effort plus longtemps en évitant l'épuisement des réserves énergétiques.
« Elles peuvent donc jouer sur la performance en évitant la fameuse "fringale". Elles sont aussi intéressantes en récupération pour refaire les stocks en glycogène et en minéraux », explique la diététicienne Christelle Panafieu. Cependant, il n'existe pas de potion miracle comme tient à le souligner Eric Jousselin. « Les performances dépendent des qualités propres d'un sportif et de son entraînement. Il faut un entraînement progressif sur plusieurs années - au minimum 7 à 8 ans - pour atteindre un haut niveau sportif. » Ces boissons ne signifient pas « sport sans effort » !
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